BIOGRAPHIE

Eric de Belleval

 

 

Né le 30 janvier 1950 à Paris

Etudes supérieures à Paris (1967-1973) : licence lettres et Beaux Arts en auditeur libre.

 

Premières expositions à Versailles (Mairie) en 1970 et première vente (musée de Giessen –Allemagne-).

Longs séjours à l’étranger, notamment en Amérique latine de 1975 à 1995. Travail et expositions en Colombie.

A partir de 1995 reprise du travail à Paris.

Exposition à la galerie Ackermann en 1995, puis aux USA (Los Angeles et Las Vegas).

Expositions institutionnelles (Crédit Mutuel, IBM, etc…)

Participations depuis 10 ans deux fois par an aux ventes de l’hôtel Drouot dans la cadre des manifestations « Jeune création contemporaine ».

Au total une centaine d’œuvres vendues dans une quinzaine de pays.

 

 

L'abstraction

L'abstraction lyrique semble ouvrir une immense profondeur de champ émotionnel. Elle se présente non comme une rupture avec le figuratif, mais comme un point de rencontre entre représentation et évocation, comme un outil utile à la recomposition de ce qui sépare ou réunit certains aspects de la réalité.

Les limites fixées par la représentation plus ou moins exacte des objets ne s'imposent pas à l'art abstrait. Si l'on veut peindre un arbre, faut-il contenir les mouvements du pinceau dans les limites des ombres et des lignes figées dans la rétine, ou peut-on oublier la forme du tronc et des branches, décider de coller à l'écorce sans souci de perspective ni de proportions au point de livrer sur la toile un enchevêtrement de formes et de couleurs qui ne semblent pas pouvoir exister dans une forêt, et pourtant ouvrent sur une recomposition de l'arbre ?

Le peintre abstrait est un homme libre. Il rend compte du monde sans s'obliger à le décalquer. Il traduit le mouvement, les ciels les déserts ou les gouffres, sans dépendre de leurs contours topographiques. Il saisit les mouvements que ne repère pas l'œil, il invite à la méditation et à la rêverie sans imposer la reconnaissance du réel

 

La couleur

On suppose à tort que la couleur mélangée à l'huile tire son éclat de la lumière externe portée sur un pigment étalé sur la toile. Or les effets de luminance (intensité de la nuance ou de l'éclat, effet de contraste ou de transparence) résultent essentiellement du choix des siccatifs et des huiles et de leur dosage lors des différentes superpositions des pâtes colorées. Autrement dit la lumière vient surtout du fond de la toile et non du dessus. L'oeuvre doit naturellement être éclairée par l'extérieur pour être vue, mais sa force lumineuse procède d'une source interne, part de la toile vers l'œil.

C'est pourquoi les motifs des toiles présentées ici sont-ils travaillés au pinceau bien davantage qu'au couteau, avec une certaine lenteur. Les blancs choisis pour les mélanges sont toujours chimiquement peu opaques (aptes à se mélanger sans recouvrir totalement les autres couleurs), et permettent ainsi d'obtenir des effets de « trouées » ou de reliefs.

 

Le lien

Lorsque cette mécanique trouve son aboutissement, la toile peut parfois devenir l'endroit où tel passant  retrouve une expérience personnelle, une trace de lui-même qui le pousse à s'approprier le tableau.

 

Eric de Belleval 84 rue Jouffroy d’Abbans 75017 edebelleval@wanadoo.fr tel : 06 26 12 09 90